Une revalorisation à la moitié de l’inflation en janvier et un complément en juillet pour les retraités en dessous du Smic. Tel est le projet annoncé à grands renforts de publicité par Laurent Wauquiez la semaine dernière, projet ayant emporté l’adhésion du gouvernement.
Il précise que par dérogation à l’article 161-25 du code de la sécurité sociale, le taux de revalorisation de 2025 sera fixé par décret. Habituellement, l’article 161-25 détermine la revalorisation sur la base de l’inflation des douze mois précédents.
0,8% seulement ?
Avec une promesse de revalorisation de la moitié de l’inflation dès janvier, les retraités pouvaient donc espérer +1%, voire +1,1%, compte tenu de l’inflation constatée jusqu’ici. Le gouvernement pourra-t-il faire moins en dérogeant à la règle comme permis par l’amendement évoqué ci-dessus ? Les retraités peuvent le craindre, Ouest-France évoquant plutôt une revalorisation de 0,8%.
La raison en est simple. Dans le décret en question, le gouvernement pourrait fonder sa décision sur l’inflation attendue en 2025 et non sur l’inflation passée. C’est en tout cas ce qu’a indiqué Matignon au quotidien. Une petite subtilité qui lui ferait économiser quelques points de hausse, l’inflation étant en train de ralentir.
C’est aussi sur cette base que pourrait être arrêtée la revalorisation complémentaire prévue en juillet pour les retraités en dessous du Smic, plus précisément en dessous de 1.500 euros selon le texte. Il est enfin à noter que l’amendement de Pascale Gruny introduit un mécanisme dégressif pour ne pas pénaliser ceux qui sont juste au-dessus du Smic.