L’intelligence artificielle n’a pas profité à tous de la même manière en 2025. Alors que le marché a continué de s’enflammer pour le secteur de la tech, une ligne de fracture s’est dessinée entre ceux qui possèdent l’infrastructure et ceux qui se contentent de l’utiliser.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Alphabet écrase ses pairs avec +63% depuis janvier. Nvidia grimpe de 34,8%, Microsoft stagne à 15%, Meta péniblement à 12,6%, Apple végète à 9,2% et Amazon ferme la marche avec 3,6%.
Cette hiérarchie ne doit rien au hasard. Alphabet doit son succès à ses puces TPU développées en interne et taillées pour l’IA générative. Le groupe ne paie personne pour accéder à la puissance de calcul : il la fabrique lui-même.
Nvidia conserve 92% du marché des GPU avec 85% de son chiffre d’affaires généré par les data centers. Mais le fabricant reste dépendant de ses clients.
À l’opposé, Tesla déçoit : les marges se contractent sous la pression des baisses de prix et de la concurrence chinoise. BYD dépasse l’Américain aux ventes mondiales d’électriques. Et Apple subit de plein fouet la guerre commerciale avec la Chine.
2026 : l’année du krach ?
D’aucuns disent qu’une crise de l’IA est inévitable en 2026, car les attentes dépasseraient toute mesure raisonnable. OpenAI affiche 8 milliards de pertes pour 12-13 milliards de revenus.
Les 400 milliards de dollars d’investissements annoncés dans l’IA doivent produire des résultats concrets. La consommation énergétique exigera 55 gigawatts supplémentaires d’ici 2030, soit le parc nucléaire français.
Le vrai danger ? L’écart grandissant entre ceux qui contrôlent le matériel (Alphabet, Nvidia) et ceux qui consomment l’IA sans maîtriser la chaîne de valeur (Tesla, Apple). Quand la correction viendra, seuls les acteurs intégrés verticalement tiendront. Les autres paieront leur dépendance et ce sont eux que la bulle frappera en premier.