Cette mesure s’ajoute à la « prime coup de pouce véhicules particuliers électriques » (nouvelle version du bonus écologique) pour porter le montant maximal de l’aide à 5 200 € dans certains cas, selon le ministère de l’Économie.
L’objectif affiché est double : permettre à davantage de ménages de s’équiper d’une voiture électrique, tout en encourageant la relocalisation de la chaîne de production des véhicules électriques en Europe et soutenir l’emploi industriel sur le continent.
En effet, cette prime « bonus » conditionne explicitement l’aide à des critères de production locale, afin de favoriser les constructeurs qui s’approvisionnent en Europe et de renforcer la souveraineté industrielle.
Cette prime ne concerne ni tous les acheteurs, ni toutes les voitures — la liste détaillée sera disponible sur le site de l’ADEME dans les prochains jours.
Enfin, une autre mesure est reconduite dès le 30 septembre, à savoir le leasing social, à destination des foyers modestes qui parcourent plus de 8000 kilomètres par an. Le bénéficiaire doit être majeur, domicilié en France et justifier d’un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 300 euros.
Concrètement, il s’agit à ces foyers d’accéder à un véhicule électrique avec un loyer plafonné à 200 euros par mois. Chaque loueur étant tenu de proposer au moins une offre à moins de 140 euros mensuels dans sa gamme de véhicules électriques et les véhicules proposés doivent être construits en France ou en Europe.
Ces mesures seront insuffisantes pour rattraper le retard déjà considérable de l’industrie européenne sur les constructeurs chinois qui détiennent d’ores et déjà 9% du marché européen.