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Le gouvernement italien, qui a mis l’aciérie sous administration spéciale en début 2024, cherche désormais un nouvel investisseur pour relancer l’un des plus grands complexes sidérurgiques d’Europe.
Les administrateurs nommés par l’État italien pour superviser l’aciérie Acciaierie d’Italia, anciennement connue sous le nom Ilva, ont déposé une plainte devant le tribunal de Milan contre le groupe sidérurgique ArcelorMittal, réclamant environ 7 milliards d’euros de dommages et intérêts pour mauvaise gestion du site de Tarente entre 2018 et 2024.
Selon les documents cités par le Financial Times, la plainte affirme que la gestion passée a entraîné des déséquilibres financiers graves et des transferts de ressources vers la maison mère d’ArcelorMittal.
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Le gouvernement italien, qui a mis l’aciérie sous administration spéciale en début 2024, cherche désormais un nouvel investisseur pour relancer l’un des plus grands complexes sidérurgiques d’Europe, tout en préservant les emplois et les capacités industrielles du pays. La demande de 7 milliards dépasse les estimations antérieures d’environ 5 milliards évoquées par le ministre italien de l’Industrie et pourrait devenir l’une des plus importantes procédures judiciaires de compensation industrielle en Italie.
Les dirigeants italiens accusent ArcelorMittal d’avoir laissé les installations se dégrader, en minimisant les investissements et la maintenance essentiels, et d’avoir transféré des ressources financières clés au détriment de l’aciérie. ArcelorMittal n’a pas encore publié de réaction officielle à cette action judiciaire, qui intervient alors que la survie future du site de Tarente reste un enjeu stratégique pour l’économie italienne.
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