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Selon plusieurs acteurs du secteur, la croissance des recettes ne suit plus le rythme de l’augmentation du nombre de touristes.
Pilier de l’économie espagnole, le secteur du tourisme traverse une période contrastée. Si la fréquentation reste globalement soutenue en 2025, les revenus touristiques subissent des tensions persistantes, sous l’effet combiné de la hausse des coûts, de la modification des flux internationaux et d’une consommation plus prudente des visiteurs.
Selon plusieurs acteurs du secteur, la croissance des recettes ne suit plus le rythme de l’augmentation du nombre de touristes. Les hôteliers et restaurateurs font face à une envolée des charges énergétiques, des coûts de main-d’œuvre et des loyers, ce qui réduit mécaniquement les marges, en particulier dans les zones très touristiques comme la Catalogne, les Baléares ou l’Andalousie.
Un autre facteur clé réside dans la baisse durable du tourisme russe, conséquence des restrictions de visas et du contexte géopolitique. Les autorités espagnoles estiment que cette situation représente une perte potentielle d’environ 2 milliards d’euros par an, affectant surtout les segments à forte dépense, comme le tourisme balnéaire haut de gamme et les séjours longue durée.
Par ailleurs, les touristes européens, bien que toujours présents, arbitrent davantage leurs dépenses, privilégiant des séjours plus courts ou des offres à prix maîtrisés. Cette évolution pèse sur les recettes par visiteur, alors même que le tourisme représente plus de 12 % du PIB espagnol.
Face à ces tensions, les professionnels appellent à une montée en gamme de l’offre, à la diversification des marchés émetteurs et à une meilleure répartition géographique des flux touristiques afin de préserver la rentabilité et la durabilité du secteur à moyen terme.
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