États-Unis : la consommation des ménages baisse et la demande intérieure s’essouffle

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En septembre, la dépense de consommation des ménages n’a augmenté que de 0,3 %, après une progression révisée à 0,5 % en août, traduisant un net essoufflement de la demande intérieure sous l’effet de la hausse des prix et d’un pouvoir d’achat contraint.

Par Le Revenu
Publié le 17/12/2025 à 16h39 | mis à jour le 17/12/2025 à 17h47
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États-Unis : la consommation des ménages baisse et la demande intérieure s’essouffle
En prévision de la hausse des droits de douane, les entreprises américaines ont acheté et stocké des produits étrangers, aggravant le déficit extérieur. (©AdobeStock)

La consommation des ménages américains, qui représente plus des deux tiers de l’activité économique des États-Unis, a montré des signes de ralentissement significatif en fin d’année 2025, selon les dernières données publiées. En septembre, la dépense de consommation des ménages n’a augmenté que de 0,3 %, après une progression révisée à 0,5 % en août, traduisant un net essoufflement de la demande intérieure sous l’effet de la hausse des prix et d’un pouvoir d’achat contraint.

Cette volatilité dans les dépenses des ménages intervient alors que les consommateurs font face à des hausses de prix persistantes sur l’énergie, l’alimentation et d’autres biens essentiels, exacerbées par des tarifs douaniers et des incertitudes macroéconomiques. Bien que certaines catégories de services (logement, soins de santé, transports) aient vu leurs dépenses continuer à croître, l’augmentation globale reste faible et laisse présager un ralentissement plus marqué de l’activité économique au quatrième trimestre.

Facteurs derrière l’essoufflement de la consommation

Plusieurs éléments expliquent cette modération du rythme des dépenses :

  • Le moral des ménages est en baisse, avec un indice de confiance tombé à des niveaux proches de ceux observés en période de crise économique antérieure, reflétant l’impact de l’inflation et des incertitudes financières.
  • Le marché du travail montre des signes de ralentissement, avec une croissance des emplois moins vigoureuse et une augmentation récente du taux de chômage à 4,6 % en novembre, ce qui peut freiner l’optimisme des consommateurs.
  • Les données sur les ventes au détail d’octobre ont révélé une stagnation, confirmant un recul de l’élan de la consommation dans un contexte économique déjà fragile.

Cette matérialisation d’un ralentissement de la demande des ménages pourrait peser sur la croissance du PIB américain du quatrième trimestre et influer sur les décisions de politique monétaire de la Réserve fédérale dans les prochains mois.

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