La crise paysanne en France se transforme en bras de fer agriculteurs – vétérinaires

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Les syndicats agricoles, Confédération Paysanne et Coordination Rurale ont appelé à des rassemblements pour réclamer une gestion plus ciblée, une vaccination massive plutôt que des abattages systématiques, et une meilleure transparence sur les critères sanitaires.

Par Le Revenu
Publié le 17/12/2025 à 12h09 | mis à jour le 17/12/2025 à 12h10
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La crise paysanne en France se transforme en bras de fer agriculteurs – vétérinaires
(©fuji.tim-Flickr)

La crise paysanne en France s’intensifie en décembre 2025, opposant fermement des agriculteurs mobilisés aux autorités sanitaires et aux vétérinaires autour de la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), une maladie bovine hautement contagieuse. Face aux mesures d’abattage systématique de troupeaux infectés instaurées pour endiguer l’épizootie, des exploitants agricoles ont organisé depuis plusieurs jours des protestations, blocages d’autoroutes et actions devant des préfectures, dénonçant des décisions jugées excessives et destructrices pour leurs moyens de subsistance.

La tension s’est accrue après l’abattage récent de centaines de bovins malgré des tests parfois peu concluants, ce qui a alimenté la colère des fermiers, certains bloquant des axes majeurs et déversant du lisier devant des bâtiments administratifs.

Les syndicats agricoles, Confédération Paysanne et Coordination Rurale ont appelé à des rassemblements pour réclamer une gestion plus ciblée, une vaccination massive plutôt que des abattages systématiques, et une meilleure transparence sur les critères sanitaires.

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Des choix sanitaires controversés face à l’épidémie

Les autorités, y compris la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ont défendu la stratégie actuelle, insistant sur la nécessité de contrôler la propagation du virus en vaccinant jusqu’à un million de bovins et en maintenant des abattages ciblés pour éviter des pertes économiques plus larges.

Toutefois, ces mesures restent vivement critiquées par une partie de la profession, qui considère que l’abattage de troupeaux entiers est disproportionné et menace la viabilité de nombreuses exploitations.

Au cœur du mouvement, des éleveurs individuels ont témoigné de l’impact humain et économique de la crise, relatant la découverte de bovins morts et la peur d’une contagion qui pourrait ravager des cheptels entiers.

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