Le déclin du secteur manufacturier en Europe se poursuit

Partager

Plusieurs facteurs pèsent sur le secteur manufacturier européen : une demande mondiale atone, une concurrence internationale accrue, et des conditions de marché incertaines qui freinent les investissements.

Par Le Revenu
Publié le 02/01/2026 à 16h47
Cet article est réservé aux abonnés.

Le déclin du secteur manufacturier en Europe se poursuit
(©SHUTTERSTOCK)

Fin décembre 2025, l’activité du secteur manufacturier de la zone euro s’est renforcée dans sa tendance à la baisse, selon les données PMI (Purchasing Managers’ Index) compilées par S&P Global. L’indice manufacturier a chuté à 48,8, contre 49,6 en novembre, marquant le niveau le plus bas depuis neuf mois et confirmant l’entrée en territoire de contraction (en dessous de 50). La production manufacturière s’est repliée pour la première fois en dix mois, soutenue par un recul marqué des nouvelles commandes, notamment à l’export.

Au niveau des principales économies, l’Allemagne a enregistré la dégradation la plus nette, son activité manufacturière plongeant à son plus bas niveau depuis plusieurs mois sous l’effet de la chute des exportations et de la baisse de la production. L’Italie et l’Espagne ont elles aussi glissé en zone de contraction, avec des réductions sensibles de la production et des nouvelles commandes, tandis que la France se détache comme une exception relative, avec une amélioration de son PMI manufacturier portée par un rebond des commandes à l’export.

Causes, risques et perspectives

Plusieurs facteurs pèsent sur le secteur manufacturier européen : une demande mondiale atone, une concurrence internationale accrue, et des conditions de marché incertaines qui freinent les investissements. En conséquence, les emplois dans l’industrie continuent de diminuer et les entreprises réduisent leurs stocks pour s’adapter à la chute des carnets de commandes. Toutefois, malgré la contraction, une légère amélioration de la confiance des entreprises a été notée, suggérant que certaines sociétés anticipent une reprise modérée de l’activité en 2026.

Lisez la suite gratuitement !

Inscrivez-vous et bénéficiez d'un accès gratuit
aux contenus Premium pendant 1 mois

Je suis déjà abonné(e) ou inscrit(e) au Revenu, je me connecte

Articles réservés aux abonnés