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Pascal Soriot, PDG du groupe pharmaceutique AstraZeneca, a prévenu que l’industrie pharmaceutique européenne pourrait être « réduite à peau de chagrin » d’ici quinze ans sans changements structurels majeurs.
Dans une récente interview, Pascal Soriot, PDG du groupe pharmaceutique AstraZeneca, a prévenu que l’industrie pharmaceutique européenne pourrait être « réduite à peau de chagrin » d’ici quinze ans sans changements structurels majeurs. Selon lui, la réglementation contraignante, la focalisation sur les coûts plutôt que l’innovation, et l’attraction des investissements vers les États-Unis et la Chine fragilisent la compétitivité du secteur sur le continent.
Soriot explique que les nouvelles capacités de production pour les médicaments du futur seront probablement construites hors d’Europe, notamment aux États-Unis et en Chine, ce qui risque d’entraîner une marginalisation progressive de la production innovante en Europe si des mesures politiques et économiques ne sont pas mises en œuvre rapidement.
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Cette mise en garde intervient dans un contexte mondial où les politiques commerciales et industrielles des grandes économies, comme les États-Unis, encouragent les relocalisations et favorisent l’investissement domestique, ce qui pourrait accélérer l’exode des recherches et des installations de production hors d’Europe.
Pour les défenseurs de l’industrie européenne, renforcer l’innovation, alléger certaines contraintes réglementaires et attirer les capitaux de R&D sont des pistes essentielles pour maintenir la souveraineté sanitaire et industrielle du continent.
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