L’Europe veut éliminer les équipements chinois de ses infrastructures critiques

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Cette initiative ferait passer le régime actuel, jusqu’ici volontaire pour limiter les fournisseurs « à haut risque », à des obligations juridiques pour tous les États membres de l’UE.

Par Le Revenu
Publié le 19/01/2026 à 15h53 | mis à jour le 19/01/2026 à 15h54
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L’Europe veut éliminer les équipements chinois de ses infrastructures critiques
(©stmicroelectronics)

L’Union européenne est en train de finaliser une proposition de loi qui rendrait obligatoire l’élimination progressive des équipements et fournisseurs d’origine chinoise dans ses infrastructures critiques, notamment les réseaux de télécommunications et les systèmes d’énergie solaire, selon un article publié par le Financial Times. Cette initiative ferait passer le régime actuel, jusqu’ici volontaire pour limiter les fournisseurs « à haut risque », à des obligations juridiques pour tous les États membres de l’UE.

Plus précisément, cette mesure viserait des entreprises majeures comme Huawei et ZTE, dont les équipements sont actuellement présents dans plusieurs secteurs sensibles au sein de l’UE. Elle s’inscrit dans le cadre d’une proposition plus large de cybersécurité et de stratégie technologique que la Commission européenne devrait présenter prochainement.

Contexte et réactions

L’objectif affiché par Bruxelles est de renforcer la cybersécurité et la résilience des infrastructures européennes, tout en réduisant la dépendance stratégique à des fournisseurs étrangers jugés à risque. Toutefois, cette initiative rencontre une certaine résistance de la part de pays comme l’Espagne et l’Allemagne, qui craignent des conséquences économiques ou des tensions commerciales accrues.

Du côté de Pékin, la Chine a condamné ces plans comme un « protectionnisme » potentiellement nuisible à la confiance des investisseurs et aux relations économiques bilatérales, appelant l’UE à préserver un environnement commercial « équitable et transparent ».

Cette évolution souligne une rupture stratégique significative dans les relations Chine-UE, au moment où les enjeux de sécurité, de souveraineté technologique et de chaînes d’approvisionnement deviennent des priorités majeures.

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