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À Bruxelles, les praticiens travailleront sur des propositions concrètes pour préserver la viabilité économique de leurs cabinets et étudier des solutions de financement des honoraires.
En grève depuis le 5 janvier, près de 1 500 médecins libéraux de bloc opératoire, anesthésistes, chirurgiens et obstétriciens, ont quitté Paris dimanche pour un exil symbolique de trois jours à Bruxelles. L’objectif de cette action est de protester contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, jugé trop restrictif pour leur activité, et de préparer des propositions à remettre au gouvernement.
Le mouvement fait suite à une mobilisation massive à Paris samedi dernier, avec plusieurs milliers de médecins dans les rues pour dénoncer le blocage des négociations conventionnelles et les contraintes budgétaires qui pèsent sur leur profession. La limitation des dépassements d’honoraires et les restrictions sur certaines prescriptions sont au cœur des inquiétudes.
À Bruxelles, les praticiens travailleront sur des propositions concrètes pour préserver la viabilité économique de leurs cabinets et étudier des solutions de financement des honoraires, notamment via les complémentaires santé. Cette démarche traduit l’inquiétude d’une profession où la rentabilité et la pérennité des cabinets dépendent directement des marges autorisées par la réglementation.
Cette action met en lumière les tensions entre régulation étatique et autonomie professionnelle, tout en soulignant le rôle stratégique des médecins libéraux dans le système de soins français. Le retour des praticiens à Paris sera suivi de près, car il pourrait ouvrir un dialogue déterminant pour l’avenir économique de la profession.
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