Mise en œuvre provisoire de l’accord UE-Mercosur avant même sa ratification complète

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Jusqu’à présent, la Commission européenne n’a pas encore officiellement acté la date de l’application provisoire, mais le calendrier de mars reste l’une des échéances évoquées par les diplomates.

Publié le 22/01/2026 à 15h39
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Mise en œuvre provisoire de l’accord UE-Mercosur avant même sa ratification complète
(©Photo de Frederic Köberl sur Unsplash)

L’Union européenne s’oriente vers une mise en œuvre provisoire de l’accord de libre-échange avec le Mercosur dès le mois de mars 2026, a déclaré jeudi un diplomate européen à Reuters. L’accord, signé après 25 ans de négociations entre l’UE et les pays du Mercosur ; Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay, pourrait entrer en application avant même sa ratification complète, une étape qui pourrait intervenir lorsqu’un premier pays du bloc sud-américain, probablement le Paraguay, aura validé le texte.

Cette perspective d’application provisoire intervient alors que le Parlement européen a voté mercredi pour saisir la Cour de justice de l’UE (CJUE) sur la légalité du traité, ce qui pourrait potentiellement retarder sa mise en œuvre de plusieurs mois, voire deux ans. Malgré cet obstacle juridique, des responsables européens estiment que l’accord demeure essentiel pour renforcer les relations commerciales et stratégiques entre les deux blocs et compenser les effets de tensions commerciales avec d’autres partenaires.

Un accord attendu mais controversé

L’accord UE-Mercosur promet de supprimer la majorité des droits de douane entre les deux zones économiques, couvrant près de 700 millions de consommateurs et créant l’une des plus vastes zones de libre-échange au monde. Toutefois, il suscite de fortes oppositions internes, notamment de la part de certains États membres et des agriculteurs européens, qui craignent une concurrence accrue de produits agricoles importés à bas prix.

Jusqu’à présent, la Commission européenne n’a pas encore officiellement acté la date de l’application provisoire, mais le calendrier de mars reste l’une des échéances évoquées par les diplomates en raison de la ratification imminente par des pays du Mercosur.

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