Trump relance la polémique sur le Groenland

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Selon lui, Washington doit agir avant que la Russie ou la Chine ne prennent le contrôle de ce vaste territoire autonome danois, riche en ressources et d’une importance stratégique pour la sécurité arctique.

Par Le Revenu
Publié le 12/01/2026 à 20h15
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Trump relance la polémique sur le Groenland
Donald Trump, le 2 avril 2025. (©SAUL LOEB / AFP)

Le président américain Donald Trump a réaffirmé dimanche 11 janvier 2026 que les États-Unis entendent obtenir le Groenland « d’une manière ou d’une autre ». Selon lui, Washington doit agir avant que la Russie ou la Chine ne prennent le contrôle de ce vaste territoire autonome danois, riche en ressources et d’une importance stratégique pour la sécurité arctique. Trump a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une simple location à court terme, mais bien d’une acquisition avec un « titre de propriété ».

Les propos du président américain à bord d’Air Force One mettent en lumière les tensions croissantes dans l’Arctique, où la présence militaire de Moscou et Pékin inquiète Washington. Trump a évoqué la circulation de destroyers et de sous-marins russes et chinois dans la région, et a critiqué la faible capacité défensive du Groenland. Selon lui, les États-Unis doivent intervenir avant que d’autres puissances ne prennent pied sur ce territoire clé pour la surveillance et le contrôle maritime de l’Arctique.

Cette déclaration relance un débat vieux de plusieurs années sur l’intérêt stratégique du Groenland pour les États-Unis, qui y voient non seulement un accès potentiel aux ressources naturelles, mais aussi un point de contrôle sur les routes maritimes et les capacités militaires de la région.

Réactions européennes et implications économiques

Le Danemark, dont le Groenland dépend politiquement, a réagi fermement. La Première ministre Mette Frederiksen a averti qu’une action américaine contre un territoire danois serait assimilée à une attaque sur l’ensemble de l’OTAN et pourrait remettre en cause le système de sécurité établi depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Pour les investisseurs et entreprises, ce regain de tensions pourrait avoir des conséquences indirectes. L’instabilité géopolitique dans l’Arctique peut affecter les marchés de l’énergie et des matières premières, notamment le pétrole et les minéraux stratégiques que le Groenland recèle. Les entreprises américaines et européennes, qui prospectent ou investissent dans la région, surveilleront de près les développements, car toute tentative d’acquisition forcée ou conflit diplomatique pourrait entraîner sanctions, perturbations logistiques et renchérissement des coûts d’exploitation.

Si la situation se cristallise, les États-Unis pourraient renforcer leur présence militaire et économique dans l’Arctique, accentuant les tensions avec la Chine et la Russie, ce qui aurait un impact sur les échanges commerciaux et la sécurité des routes maritimes. Pour le Groenland, cela pourrait représenter une double opportunité et un risque : plus d’investissements étrangers, mais aussi une pression géopolitique accrue sur ses autorités locales.

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