Pour 2026, UBS anticipe une poursuite de la hausse des actions mondiales, nourrie par trois grands moteurs : l’intelligence artificielle, l’énergie et les ressources, ainsi que la thématique de la longévité. La banque recommande d’allouer jusqu’à 30% du portefeuille actions à ces thèmes de croissance structurelle, en particulier à l’écosystème de l’IA (semi‑conducteurs, cloud, logiciels, applications), aux valeurs liées à la transition énergétique et aux champions de la santé.
Les prévisions chiffrées illustrent cette confiance : UBS vise un S&P 500 autour de 7 700 points fin 2026, un EuroStoxx 50 à 6 200 et un MSCI All Country World Index à 1 350. Ce scénario repose sur une croissance mondiale jugée résiliente, légèrement en accélération, et sur un reflux graduel des taux d’intérêt directeurs dans les grandes économies développées.
UBS reste favorable aux grandes valeurs technologiques, aux services aux collectivités et à la santé aux États‑Unis, tout en mettant en avant l’industrie et la technologie en Europe. En Asie, la banque surpondère la Chine (surtout la tech), le Japon, Hong Kong, Singapour et l’Inde, et conserve une opinion positive sur les banques à l’échelle mondiale.
Pour un investisseur diversifié, UBS suggère une exposition forte aux actions, complétée par une ligne spécifique sur l’IA, l’énergie et les matières premières, notamment le cuivre, l’aluminium et certains produits agricoles, appelés à profiter de tensions d’offre. L’or reste, dans cette construction de portefeuille, un pilier de diversification, avec un prix de l’once attendu autour de 4 300 dollars en fin d’année.
Revenu et protection du capital, les deux autres piliers
La baisse attendue des taux directeurs – Fed autour de 3,33%, BCE à 2%, Banque d’Angleterre à 3,25% – redonne de l’attrait aux obligations de qualité, appelées à combiner coupons et potentiel de gains en capital. UBS table sur une performance d’environ 5% pour les obligations investment grade de duration intermédiaire, et recommande d’en faire un socle de revenu face à des marchés d’actions toujours exposés aux à‑coups.
La banque invite aussi à diversifier les sources de rendement via un mélange d’obligations bien notées, de stratégies sur actions distributrices, de produits structurés générateurs de flux et, pour les profils les plus avertis, d’une dose mesurée de crédit privé ou de gestion alternative.
En parallèle, elle rappelle que les principaux risques pour 2026 restent un essoufflement de la dynamique de l’IA, une résurgence de l’inflation, les tensions commerciales et les inquiétudes sur la dette, d’où l’importance de conserver des liquidités suffisantes, des obligations de qualité et un volant d’or pour amortir les chocs.