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Trois sénateurs américains pressent Apple et Google d'éjecter X et son IA Grok de leurs boutiques. En cause : la prolifération d'images sexuelles non consensuelles sur la plateforme d'Elon Musk.
La pression s’accentue sur le réseau social d’Elon Musk. Trois figures du Parti démocrate viennent d’adresser une requête formelle aux dirigeants d’Apple et d’Alphabet. Leur demande est sans équivoque : retirer l’application X des stores. Le motif invoqué dépasse la simple querelle politique. Il s’agit de la diffusion massive de contenus illicites. Les sénateurs dénoncent la présence d’images à caractère sexuel générées sans consentement. Ces « deepfakes » ciblent des femmes et, fait aggravant, des mineurs. Pour les législateurs, la coupe est pleine. La politique de liberté d’expression absolue prônée par le milliardaire se heurte ici à la protection des utilisateurs.
L’accusation ne s’arrête pas aux simples publications des utilisateurs. Le chatbot Grok, développé par xAI et intégré à la plateforme, se retrouve au centre des critiques. Cet outil d’intelligence artificielle faciliterait la création de ces contenus offensants. Apple et Google imposent pourtant des règles strictes aux développeurs pour figurer sur l’App Store et le Play Store. En laissant proliférer ces dérives, X violerait directement les conditions d’utilisation de ces plateformes. Les géants de la tech se retrouvent donc en position d’arbitres. Tolérer ces infractions pourrait les rendre complices aux yeux du régulateur américain.
Pour les investisseurs d’Apple (AAPL) et d’Alphabet (GOOGL), cette affaire n’est pas anecdotique. Elle souligne le risque réputationnel qui pèse sur les distributeurs d’applications. Tim Cook et Sundar Pichai doivent trancher. Bannir X déclencherait une guerre juridique et médiatique avec Elon Musk. Le maintenir les expose à des sanctions fédérales. L’histoire récente montre que la Silicon Valley sait trancher dans le vif : l’application Parler avait subi un sort similaire en 2021. La régulation des contenus reste un dossier brûlant pour les « Sept Magnifiques ». Les actionnaires surveilleront de près la réponse de la firme à la pomme et du géant de la recherche.
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