Citigroup laissera des plumes en Russie, plus de 1 milliard de dollars de pertes

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La perte estimée reflète surtout des ajustements de change (currency translation adjustment) liés à la conversion des actifs russes libellés en roubles en dollars américains, un impact comptable important dans le cadre de la transaction.

Par Le Revenu
Publié le 30/12/2025 à 17h59
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Citigroup laissera des plumes en Russie, plus de 1 milliard de dollars de pertes
(©AdobeStock)

Le groupe bancaire américain Citigroup Inc. a confirmé que la vente de sa dernière unité en Russie AO Citibank entraînera une perte significative pour 2025, estimée à environ 1,2 milliard de dollars avant impôts, soit environ 1,1 milliard après la fiscalité, selon un dépôt réglementaire et les annonces du conseil d’administration. Cette opération s’inscrit dans la stratégie de retrait progressif du marché russe, amorcée après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.

Le conseil d’administration de Citigroup a approuvé la cession de sa filiale russe à la banque d’investissement locale Renaissance Capital, un processus qui devrait être signé et finalisé durant le premier semestre 2026, sous réserve des autorisations réglementaires nécessaires. AO Citibank sera comptabilisée comme “détenue en vue de la vente” dans les résultats du quatrième trimestre 2025, ce qui explique la reconnaissance de la perte significative dans les comptes de l’exercice en cours.

La perte estimée reflète surtout des ajustements de change (currency translation adjustment) liés à la conversion des actifs russes libellés en roubles en dollars américains, un impact comptable important dans le cadre de la transaction. Elle pourrait varier légèrement selon l’évolution des taux de change d’ici à la clôture effective de la vente.

L’ultime étape du retrait de Citigroup du marché russe

Cette cession représente l’ultime étape du retrait de Citigroup du marché russe, après des années de réduction progressive de ses opérations dans le pays, notamment la fermeture de son activité de détail et la cession de portefeuilles de prêts. La sortie du marché vise à réduire l’exposition aux risques géopolitiques et réglementaires associés à la Russie, même si elle se traduit par une perte comptable importante pour la banque.

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