La saga Vivendi connaît un nouveau rebondissement. Depuis la scission du groupe fin 2024, un doute plane : Bolloré a-t-il conservé, malgré ses 29,9 % officiels, un contrôle de fait sur l’ensemble ?
En avril 2025, la cour d’appel de Paris avait répondu oui. Elle décrivait un empire tenu par des leviers d’influence invisibles : nominations verrouillées, stratégie alignée, décisions unanimes.
Pour les actionnaires minoritaires, cela ouvrait la voie à une indemnisation colossale : jusqu’à 9 milliards d’euros.
Mais la Cour de cassation a rebattu les cartes. Dans sa décision du 28 novembre 2025, elle tranche en faveur du groupe Bolloré et invalide l’arrêt d’appel.
Elle renvoie l’affaire devant une nouvelle formation, tout en privilégiant une définition beaucoup plus stricte du « contrôle » : seuls comptent les droits de vote, pas l’influence réelle.
Autrement dit, tout ce que l’appel avait soigneusement décrit (la mécanique informelle du pouvoir) est balayé d’un geste.
Pour les minoritaires, c’est une douche froide. Pour le marché, un signal inquiétant : si le contrôle de fait n’existe plus juridiquement, alors une OPA peut être évitée sans difficulté, et la transparence perd beaucoup de sa force.
Sous couvert d’interprétation technique, la Cour ouvre un précédent qui affaiblit la protection des petits porteurs. Et confirme, une fois encore, que le droit boursier français peine à appréhender le pouvoir réel des grands groupes.
C’est la leçon à retenir pour tous les investisseurs : face aux « gros poissons » comme Bolloré, il faut rester vigilant et bien accompagné pour défendre ses droits et ses placements.
Le Revenu s’est toujours engagé dans la défense des petits porteurs. C’est l’unique rédaction indépendante à vos côtés depuis 60 ans.
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