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Les marchés actions japonais, comme le Nikkei 225, ont profité de l’environnement forçant les investisseurs vers des actifs domestiques, bien que le risque de volatilité reste élevé.
Le yen japonais a atteint mercredi son niveau le plus faible depuis 18 mois, s’échangeant autour de 159,45 yens pour un dollar américain, sous l’effet notamment des spéculations autour d’élections législatives anticipées au Japon et des incertitudes politiques qui pèsent sur la politique fiscale du pays. Cette dépréciation intervient alors que les investisseurs craignent un élargissement des mesures budgétaires expansionnistes qui pourraient fragiliser davantage la devise nippone.
La chute du yen est également liée à une demande prudente lors de l’adjudication des obligations japonaises à 5 ans, qui a signalé une moindre appétence des marchés pour les titres publics, renforçant la pression sur la monnaie locale. À cela s’ajoute un contexte de taux d’intérêt divergent entre la Réserve fédérale américaine et la Banque du Japon, cette dernière maintenant une politique monétaire ultra-accommodante, ce qui rend moins attractif le rendement des actifs en yens.
Le yen ne rassure pas au Japon
Face à cette faiblesse persistante, le ministre japonais des Finances, Satsuki Katayama, a renouvelé ses avertissements contre les mouvements excessifs sur le marché des changes, affirmant que toutes les options, y compris une intervention directe, pourraient être envisagées pour stabiliser le yen. Ce signal intervient alors que la devise s’approche des niveaux ayant déclenché des interventions antérieures en 2024.
La dépréciation du yen a des conséquences pratiques pour l’économie japonaise : elle renchérit le coût des importations, notamment de matières premières et d’énergie, ce qui peut alimenter l’inflation et peser sur le pouvoir d’achat des ménages. En parallèle, les marchés actions japonais, comme le Nikkei 225, ont profité de l’environnement forçant les investisseurs vers des actifs domestiques, bien que le risque de volatilité reste élevé.
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