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Donald Trump juge la part de marché de Netflix « problématique » pour son rachat de Warner Bros à 83 milliards de dollars. Le président promet d'examiner personnellement ce mariage historique qui bouleverse Hollywood.
L’opération semblait pliée, elle se heurte désormais au pouvoir politique. Donald Trump a jeté un froid, dimanche 7 décembre, sur l’acquisition spectaculaire des studios Warner Bros par Netflix.
En marge d’un événement au Kennedy Center, le président américain a pointé du doigt la position dominante du leader du streaming. « Ils ont une très grosse part de marché. Avec Warner Bros, cela augmente considérablement. C’est un problème », a-t-il averti. Une déclaration qui fait chuter l’enthousiasme des investisseurs, alors que l’action Netflix avait bondi à l’annonce de l’accord vendredi dernier.
Le co-PDG de Netflix, Ted Sarandos, tente pourtant de déminer le terrain. Il a rencontré Donald Trump dans le Bureau vale la semaine dernière pour défendre ce rapprochement stratégique. Le dirigeant souligne que Netflix ne possède pas de réseau câblé, contrairement à ses rivaux historiques.
L’argument semble avoir fait mouche sur la forme, Trump qualifiant Sarandos de « type fantastique » et le comparant aux légendes de l’âge d’or du cinéma. Mais, sur le fond, l’inquiétude concurrentielle demeure. L’administration Trump pourrait bloquer la naissance de ce colosse du divertissement, qui réunirait sous une même bannière Harry Potter, Batman et Squid Game.
Netflix : marge opérationnelle en baisse
Pour espérer valider ce chèque de 83 milliards, Netflix a dû accepter un découpage complexe de la cible. Le groupe de Los Gatos ne s’offre « que » les studios de cinéma et la plateforme HBO Max. Les chaînes linéaires traditionnelles comme CNN ou TNT Sports seront exclues du périmètre et scindées dans une nouvelle entité. Cette concession majeure vise justement à amadouer les régulateurs antitrust. Pas sûr que cela suffise aux yeux de la Maison Blanche, qui promet de s’impliquer directement dans le dossier.
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