Dans un contexte de prix du pétrole en recul, le résultat a été pénalisé notamment par « des marges de raffinage plus basses » et un résultat « faible » dans la vente de gaz, a indiqué le groupe mardi dans un communiqué.
Le bénéfice net part du groupe a chuté de 70% sur un an à 687 millions de dollars. Son chiffre d’affaires accuse un recul de 4% à près de 48 milliards de dollars.
« Nous continuons de surveiller la volatilité et les changements des marchés », a assuré dans le communiqué le directeur général Murray Auchincloss, sans référence directe au président américain.
Le patron, qui a renoncé en février à une stratégie climatique autrefois ambitieuse pour se recentrer sur le pétrole et le gaz, assure avoir déjà réalisé des « progrès significatifs » dans sa nouvelle stratégie.
« Nos plans visant à renforcer le bilan, à réduire les coûts et à améliorer les flux de trésorerie et les rendements augmenteront la valeur actionnariale à long terme et renforceront la résilience de BP », a-t-il estimé.
BP avait déjà publié un bénéfice net en chute de 97% pour l’an passé et annoncé en janvier 4.700 suppressions d’emplois en interne, soit plus de 5% de ses effectifs.
Au premier trimestre, son bénéfice sous-jacent (hors éléments exceptionnels), très scrutée par les marchés, a lui aussi fondu de moitié à 1,4 milliard de dollars au premier trimestre.
BP est sous pression pour réduire davantage ses coûts.
Le groupe pétrolier a confirmé la semaine dernière dans une communication à la Bourse de Londres que le fonds d’investissement activiste Elliott Management a pris une participation d’un peu plus de 5% de son capital.
Des informations de presse ont depuis indiqué que le fonds fait pression sur l’entreprise pour qu’elle supprime des emplois de son siège social et simplifie sa structure d’entreprise.