Les dernières publications trimestrielles ont reçu un accueil mitigé, à l’image de Booking Holdings, Siemens et Walt Disney. Nous vendons Walt Disney avec un gain de plus de 30 %. La menace d’une bulle sur les valorisations des valeurs de la tech américaines agitée par de nombreux investisseurs a fait plier Amazon, tandis que Brunello Cucinelli profite du retour en grâce du luxe.
À la hausse
- Booking Holdings : +1,8%. Le voyagiste en ligne a battu le consensus au troisième trimestre.
- Knorr Bremse : +2,8%. Le titre poursuit son rattrapage, après avoir publié des résultats trimestriels rassurants.
À la baisse
- Netflix : –1%. La division du nominal de l’action par 10 n’a pas empêché le reflux du cours.
Siemens : conservez
Le conglomérat allemand a publié un bénéfice record (10,4 milliards d’euros, en hausse de 16 %) mais légèrement inférieur aux attentes pour son exercice 2024- 2025. La direction table sur une croissance de 6 % à 8 % du chiffre d’affaires pour 2025-2026, portée par les activités dans le numérique, dont les ventes doivent doubler d’ici à 2030.
Notre analyse : Siemens a également confirmé la déconsolidation de sa filiale à 67 % Healthineers, présente dans les technologies médicales, via le transfert d’un bloc de 30 % aux actionnaires. Cette opération appréciée des marchés va simplifier le portefeuille d’activité encore important (trains, turbines) et renforcer le profil technologique (automatisation industrielle et des bâtiments), avec une part croissante d’IA et de logiciels permise par les rachats d’Altair et de Dotmatics pouvant justifier une valorisation plus élevée. B.K.
Walt Disney : vendre
Le groupe de divertissement a déçu en publiant un chiffre d’affaires stable et un bénéfice par action en baisse de 3 % pour le dernier trimestre de son exercice 2024-2025. La rentabilité du streaming a fléchi, tout comme celle de la division sport (ESPN). Pour l’exercice 2025-2026, la direction table sur une croissance à deux chiffres du résultat opérationnel de la division streaming et à un chiffre pour le sport et les parcs de loisirs. Le bénéfice par action devrait progresser à deux chiffres, ainsi que sur l’exercice suivant.
Notre analyse : pour compenser la déception, Walt Disney a annoncé un dividende de 1,50 dollar par action, en hausse de 50 % et un doublement du programme de rachat d’actions pour le nouvel exercice (7 milliards de dollars). Les performances mitigées et le parcours décevant du titre nous incitent à vendre la position.