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Actions françaises : le marché français au plus haut

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Le CAC 40 a atteint un sommet historique le 13 novembre, porté par TotalEnergies, BNP Paribas et EssilorLuxottica. Vallourec signe des résultats trimestriels solides, renforçant son tonus.

Par Olivier Dauzat
Publié le 20/11/2025 à 19h18 | mis à jour le 21/11/2025 à 11h13

Alors que le CAC 40 a signé un nouveau sommet historique à 8.314,23 points, le 13 novembre, des fleurons de l’indice comme TotalEnergies, BNP Paribas et EssilorLuxottica ont bien rebondi sur la semaine. Pour les valeurs de notre sélection, la saison des comptes trimestriels s’achève avec les résultats encourageants de Vallourec, dont le titre retrouve un peu de tonus.

Chiffres clés

À la hausse

Spie : + 3 %. Le spécialiste des services multitechniques poursuit sa stratégie d’acquisitions ciblées, avec le rachat de l’allemand Pik.

TotalEnergies : + 4,6 %. Le groupe acquiert un portefeuille d’actifs de production d’électricité auprès du tchèque EPH qui rentre à son capital.

À la baisse

Safran : – 1 %. Les prises de bénéfices se poursuivent sur un titre au parcours impressionnant sur moyenne et longue période.


CONSERVEZ. Au troisième trimestre, le fabricant de tubes sans soudure pour l’industrie pétrolière a amélioré son résultat brut d’exploitation de 25 %, à 210 millions d’euros. Il a bénéficié de prix de vente plus élevés et d’une légère amélioration de ses volumes, notamment sur le marché américain. Les dirigeants se montrent confiants pour le dernier trimestre, tablant sur un résultat brut d’exploitation entre 195 et 225 millions d’euros.

Notre analyse : Vallourec comble son écart de rentabilité avec Tenaris, son principal concurrent italien. Grâce à la bonne génération de cash, la situation financière est solide, ce qui devrait permettre au groupe de poursuivre sa politique de distribution généreuse. L’action est valorisée sans excès, à 8,7 fois le résultat net attendu pour 2026. Enfin, la présence d’ArcelorMittal au tour de table, à hauteur de 27,4 %, donne à la valeur une dimension spéculative.


CONSERVEZ. Le spécialiste de la gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie a dévoilé un chiffre d’affaires sur les 9 premiers mois de l’exercice de 32,3 milliards d’euros, en repli de 0,7 %, freiné par un effet de change négatif et le repli des prix de l’énergie. À données comparables, l’activité a toutefois progressé de 1,7 %, grâce à une bonne dynamique dans l’eau (+3,4 %). De son côté, la marge d’Ebitda a progressé de 0,5 point, à 15,7 %.

Notre analyse : Veolia concentre ses investissements sur les technologies de l’eau et le traitement des déchets dangereux. L’endettement net paraît un peu tendu, à 20 milliards d’euros, soit près de 3 fois l’Ebitda attendu cette année. Mais les dirigeants sont confiants sur la progression des profits pour les années à venir. Ils se sont aussi engagés jusqu’en 2027 sur une croissance du dividende en ligne avec celle du bénéfice net par action courant.

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