L’année commence (ou se poursuit) sur les chapeaux de roues pour Alstom. Le groupe dirigé par Henri Poupart-Lafarge vient d’officialiser une série de succès commerciaux d’envergure. Au total, ce sont environ 2,5 milliards d’euros qui viennent s’ajouter au carnet de commandes. De quoi redonner le sourire aux actionnaires après une période boursière chahutée.
Une razzia en Amérique et en Europe
Le constructeur français ne fait pas dans la demi-mesure. La plus grosse part du gâteau provient de la région Amériques. Un client, dont l’identité reste confidentielle, a passé commande pour 1,4 milliard d’euros de matériel roulant. C’est un signal fort. L’entreprise prouve sa capacité à gagner des appels d’offres géants hors de ses bases européennes historiques.
Le Vieux Continent n’est pas en reste. Alstom y décroche deux contrats distincts :
- Le premier, lié à un accord-cadre, porte sur 600 millions d’euros de matériel.
- Le second ajoute 500 millions d’euros pour des trains supplémentaires et, point important, leur maintenance.
C’est ce dernier point qui plaît souvent aux analystes. La maintenance offre des revenus récurrents et des marges généralement supérieures à la simple construction de rames.
Le volume est là, la marge doit suivre
Ces annonces confirment l’attractivité des solutions d’Alstom dans un monde qui cherche à décarboner ses transports. Le carnet de commandes déborde. Mais attention à l’euphorie. En Bourse, le chiffre d’affaires c’est bien, le cash c’est mieux.
Le marché surveillera de près la qualité de ces contrats. Sont-ils bien vendus ? Les clauses d’indexation contre l’inflation sont-elles solides ? Le souvenir des contrats mal ficelés hérités de Bombardier hante encore certains investisseurs. L’exécution industrielle sera la clé. Il ne suffit pas de signer, il faut livrer à l’heure et sans dérapage de coûts.
La direction semble confiante. Ces succès valident la stratégie commerciale du groupe. Reste maintenant à transformer cet afflux de commandes en flux de trésorerie disponible positif (Free Cash Flow), le véritable indicateur que le marché attend au tournant pour revaloriser durablement le titre.
Notre conseil
Le titre a beaucoup souffert et la valorisation actuelle intègre déjà bon nombre de mauvaises nouvelles. Cette dynamique commerciale est un catalyseur positif indéniable. Si vous avez le cœur bien accroché et que vous croyez au redressement opérationnel du groupe, le moment semble opportun pour se positionner.
- Achetez.
- Objectif de cours : 22 €