Conseil

ArcelorMittal: des perspectives plus positives

Partager

Dans un environnement difficile, le groupe sidérurgique maintient une belle profitabilité et se montre optimiste pour 2026. Le plan de défense de l’acier européen présenté il y a quelques semaines par Bruxelles améliore la visibilité du secteur. En Bourse, le titre Arcelormittal a déjà repris 51% depuis le 1er janvier dernier. Une petite consolidation est à prévoir.

Par Olivier Dauzat
Publié le 07/11/2025 à 09h29 | mis à jour le 10/11/2025 à 15h24

Le géant de l’acier a fait état d’un Ebitda de 1,51 milliard de dollars au troisième trimestre, en repli de 4,6% sur un an. C’est toutefois supérieur aux estimations des analystes, qui tablaient sur 1,46 milliard.

ArcelorMittal explique ce recul par des volumes d’expéditions d’acier plus faibles en Europe (du fait de la saisonnalité de l’activité), la baisse des prix de l’acier au Brésil et la diminution des volumes d’expéditions de minerai de fer dans le segment Mines, partiellement compensées par la consolidation d’ArcelorMittal Calvert, filiale américaine du groupe dans laquelle il s’est renforcé cette année en rachetant la part du japonais Nippon Steel.

Ces effets conjoncturels n’empêchent pas ArcelorMittal de maintenir un solide socle de profitabilité. Le résultat opérationnel sur les neuf premiers mois de l’exercice ressort à 3,3 milliards de dollars, en hausse de 18,5% sur un an. Le résultat net avoisine même les 3 milliards, soit une augmentation de 72%.

Le bilan reste solide. La dette nette remonte et devrait atteindre 7,5 milliards de dollars cette année (après 5 milliards en 2024), mais elle ne représente que 1,2 fois l’Ebitda attendu.

Décote sur fonds propres

Le groupe délivre un message de confiance. “Bien que les conditions de marché demeurent difficiles, et que les vents contraires liés aux droits de douane persistent, nous observons des signes de stabilisation et restons optimistes quant aux perspectives pour 2026”, a déclaré Aditya Mittal, PDG de l’aciériste.

ArcelorMittal et ses concurrents bénéficient aussi d’une plus grande visibilité depuis que la Commission européenne a annoncé il y a quelques semaine la mise en place d’un plan de défense de l’acier européen et de lutte contre les surcapacités du secteur. Ce plan passe par la réduction des quotas d’importation et l’augmentation des droits de douane pour s’aligner sur les tarifs américains et canadiens.

Les analystes anticipent des prix de l’acier plus élevés en Europe au quatrième trimestre 2025 et en 2026.

ArcelorMittal est valorisé sans excès à 8,8 fois le résultat net attendu pour l’exercice en cours, et 0,6 fois les fonds propres estimés en 2025.

Malgré la hausse de l’action (+50% depuis le début de l’année), le potentiel ne semble pas épuisé.


  • Achetez ArcelorMittal à 31 euros pour viser 37 euros dans un premier temps. 
  • Codes : LU1598757687 et MT.

Articles réservés aux abonnés