Pourquoi pas, à condition d’être patient. La reprise se fait toujours attendre comme en témoigne le recul de 1,3 % du chiffre d’affaires au troisième trimestre, lié à une activité industrielle atone en Europe et à la faible demande en Amérique du Nord.
La direction confirme, néanmoins, sa prévision d’un excédent brut d’exploitation ajusté compris entre 540 et 580 millions d’euros pour 2025.
En revanche, la reprise prendra sans doute du retard, même si un léger rebond des volumes se profile en Europe.
C’est la raison pour laquelle Imerys a annoncé un plan de réduction des coûts et d’amélioration des performances visant à redresser la rentabilité.
À noter que le groupe a reçu des marques d’intérêt d’un investisseur potentiel pour une prise de participation minoritaire au capital du projet Emili, visant l’exploitation d’un gisement de lithium dans l’Ain, ce qui devrait permettre d’accélérer la mise en œuvre du projet.
En attendant, le dossier apparaît toujours aussi faiblement valorisé à 11,5 fois et 10 fois les bénéfices estimés pour 2025 et 2026, tandis que le rendement du titre approche 6 %.
Si la visibilité reste faible à très court terme, le titre pourrait profiter de plusieurs catalyseurs, comme une normalisation de l’activité des coentreprises impliquées dans le secteur de l’énergie solaire, actuellement freinée par des stocks élevés, mais aussi un règlement du dossier du talc aux États-Unis, ou encore une opération sur le capital.