Les clignotants restent au vert pour le groupe LDC, propriétaire des marques Loué, Le Gaulois, Maître Coq, ou encore Marie. Au cours du premier semestre de l’exercice 2025/2026 clos à fin septembre, les facturations du leader français de la volaille ont grimpé de 15,6% pour atteindre 3,45 milliards d’euros. Il faut y voir l’effet positif des revalorisations tarifaires (un peu moins de 10%) obtenues pour soutenir la modernisation de la filière, mais aussi l’impact des récentes acquisitions (Indikpol et Konspol en Pologne, ECF en Allemagne et Calibra en Roumanie) qui ont nettement renforcé le poids de l’international (17,7% des ventes).
Seul point de déception, la stagnation du pôle traiteur à périmètre constant, pénalisé par une météo défavorable l’été dernier et par des négociations difficiles avec la grande distribution. L’intégration de la marque Pierre Martinet a toutefois apporté une contribution de 83,7 millions d’euros et fait progresser le pôle de 18%.
Globalement, le groupe a pu maintenir sa marge opérationnelle à 5,1% du chiffre d’affaires malgré les revalorisations insuffisantes dans l’activité traiteur face à la hausse continue du prix des matières premières. Une performance permise par les augmentations de prix dans la volaille et le doublement des marges à l’international dans des conditions de marché plus normalisées sur le segment du canard.
5% du chiffre d’affaires consacré aux investissements
Forte de ces bons chiffres, la direction confirme pouvoir atteindre, à la fin de l’exercice, l’objectif de 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires et de 560 millions d’excédent brut d’exploitation avec un an d’avance sur le calendrier initial.
Elle peut en effet s’appuyer sur un effet prix positif dans la volaille et sur la contribution croissante de l’international qui devrait peser environ 1,1 milliard d’euros de chiffre d’affaires en année pleine après les dernières acquisitions.
Des revalorisations semblent néanmoins nécessaires pour préserver la rentabilité du pôle traiteur. Malgré un programme d’investissement très soutenu (350 millions d’euros sur l’année, soit 5% du chiffre d’affaires) et les acquisitions, LDC affiche encore une trésorerie nette positive de 73,7 millions d’euros à fin septembre face à 2,39 milliards de fonds propres.
Les prochains investissements seront surtout consacrés au développement des capacités industrielles en poulet pour augmenter la production de 1 million de poulets supplémentaires par semaine à l’horizon 2027. Coté acquisitions, le groupe reste à l’affut de nouvelles opportunités et dispose d’une capacité d’emprunt importante si besoin.
Le poulet toujours très compétitif par rapport aux autres viandes
En bourse, l’action LDC a réalisé un beau parcours depuis le début de l’année (+30%) mais reste à des niveaux de valorisations encore abordables (11 fois les bénéfices attendus par le consensus Factset pour mars 2026 et 10,3 fois ceux estimés pour l’exercice suivant).
Si le groupe va devoir relever certains défis (recrudescence des importations en provenance du Mercosur, Influenza aviaire pour le moment maitrisée grâce à la vaccination ou encore renchérissement possible du prix des céréales) il peut s’appuyer sur une consommation croissante de poulet, bien meilleur marché que toutes les autres viandes, et sur une gestion à la fois prudente et dynamique qui a fait ses preuves depuis des dizaines d’années.
Notre conseil
- Achetez LDC à 90 euros pour viser 110 euros à un horizon de 18 mois.
- Codes : FR001400SF56 et LOUP.