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Schneider Electric : un titre électrique !

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Le fabricant d’équipements électriques accélère sa croissance, grâce aux énormes besoins en énergie dus au développement de l’intelligence artificielle. En Bourse, le titre grimpe de 5% en séance, en réaction à la publication des comptes annuels marqués par de nouveaux records. Il devrait à brève échéance retrouver son sommet historique du 23 janvier dernier à 273 euros.

Par Olivier Dauzat
Publié le 20/02/2025 à 13h21 | mis à jour le 20/02/2025 à 14h58

Son actualité. Le fabricant d’équipements électriques a dévoilé des résultats annuels records. Son chiffre d’affaires l’an dernier a atteint 38,15 milliards d’euros, en hausse de 6,3%. La marge opérationnelle ajustée s’est hissée à 18,6%, en progression de 70 points de base.

Le résultat net part du groupe a crû de 7% à 4,27 milliards d’euros. Quant au bénéfice par action ajusté, il est ressorti à 8,32 euros (+15%), alors que les analystes tablaient sur 8,09 euros.

La croissance organique s’est accélérée au quatrième trimestre, à +12,5%, contre +8,4% pour l’ensemble de l’exercice. Les ventes d’automatismes industriels à destination des industries manufacturières restent en revanche sur une tendance négative, tandis que les marchés finaux des centres de données et des infrastructures font preuve d’une dynamique continue.

Profil plus technologique

Les logiciels & services, représentant 19% des ventes totales en 2024, ont réalisé une croissance organique de 11% au quatrième trimestre (+10% pour les logiciels et services digitaux, +12% pour les services sur site).

Les offres digitales représentent 57% du chiffre d’affaires de Schneider Electric. Une part qui devrait grimper pour se situer entre 60 et 65% d’ici 2027.

Pas d’inquiétude quant à une éventuelle guerre commerciale

Notre analyse. Pour 2025, les dirigeants visent une croissance organique des ventes entre 7 et 10%, et une marge opérationnelle ajustée entre 19,2% et 19,5%.

L’essor des centres de données pour faire face aux besoins de l’intelligence artificielle (IA) demeure un puissant moteur pour Schneider Electric. L’IA requiert en effet d’énormes puissances de calcul et des quantités colossales d’énergie. À ce sujet, le groupe voit dans la plateforme d’IA chinoise Deepseek une source de démocratisation de cette technologie, susceptible de développer son utilisation.

Enfin, Schneider Electric reste relativement serein quant au risque de guerre commerciale, indiquant que 83% de ce qu’il vend aux États-Unis est fabriqué localement, et est ainsi préservé d’une hausse des droits de douane. Le groupe réalise 36% de son chiffre d’affaires total en Amérique du Nord.

Le titre gagne 18% depuis le 1er janvier dernier. Il se traite 25 fois le résultat net attendu pour l’exercice en cours, un multiple un peu tendu mais qui se justifie par l’accélération du potentiel de croissance interne.


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  • Profil : dynamique
  • Prochain rendez-vous : chiffre d’affaires du premier trimestre, le 29 avril.
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