Retraite : serez-vous exonéré de CSG et de CRDS en 2026 ?

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La question des prélèvements sociaux sur les pensions de retraite reste un enjeu majeur pour de nombreux Français.

Par Le Revenu
Publié le 13/01/2026 à 19h00
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Retraite : serez-vous exonéré de CSG et de CRDS en 2026 ?
(©Richard Villalon -AdobeStock)

La question des prélèvements sociaux sur les pensions de retraite reste un enjeu majeur pour de nombreux Français.

En 2026, la Contribution Sociale Généralisée (CSG), la Contribution au Remboursement de la Dette Sociale (CRDS) et la Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie (Casa) continueront à peser sur les revenus des retraités, mais certains peuvent y échapper totalement ou partiellement selon leurs ressources.

Comment savoir si vous êtes concerné ?

Ces seuils d’exonération sont chaque année recalculés par l’Insee pour tenir compte de l’inflation. Cette année, la revalorisation des plafonds de ressources est de 1,8 %, reflétant la hausse moyenne des prix à la consommation hors tabac. Concrètement, ce sont les revenus fiscaux de référence (RFR) du foyer figurant sur l’avis d’imposition de l’année précédente (2025 pour l’année 2026) qui déterminent le taux applicable sur les pensions.

Pour un retraité seul, le taux de CSG passe de l’exonération totale à 3,8 % dès que le RFR dépasse 13 048 €, au taux médian de 6,6 % à partir de 17 057 €, et au taux normal de 8,3 % dès 26 472 €. Pour un couple, ces seuils sont naturellement plus élevés, et le calcul tient compte des parts fiscales supplémentaires. La CRDS reste fixe à 0,5 %, tandis que la Casa s’applique à 0,3 % du montant brut des pensions, sauf exonération. Ces taux et seuils sont détaillés par le service public et concernent également la métropole et la plupart des départements d’outre-mer, avec des ajustements spécifiques pour la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion ou la Guyane.

Impact sur le budget des retraités et conseils pratiques

Cette évolution intervient dans un contexte de hausse générale des retraites, que la revalorisation de la CSG et de la CRDS ne compense pas entièrement pour les retraités à faibles revenus. Selon la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), le montant moyen des pensions en 2026 devrait progresser de 1,8 %, légèrement au-dessus de l’inflation, permettant de maintenir le pouvoir d’achat des retraités modestes, mais les plus aisés restent fortement imposés.

L’impact sur le budget des ménages est réel : pour une retraite imposable à taux normal, le cumul de la CSG, CRDS et Casa peut représenter plus de 9 % de la pension brute, réduisant significativement les revenus disponibles pour l’alimentation, le logement ou les loisirs. Pour ceux dont le RFR est inférieur aux seuils, l’exonération totale constitue un soulagement financier important, mais le basculement d’un seuil à un autre peut entraîner un effet de « trappe fiscale », où une légère hausse de revenus augmente mécaniquement le prélèvement social.

Pour anticiper ces prélèvements et optimiser ses revenus, il est conseillé de consulter son avis d’impôt et de simuler le taux de CSG applicable. Plusieurs sites officiels, dont Service-public.fr, permettent de calculer précisément l’exonération ou le taux applicable selon le nombre de parts fiscales et le lieu de résidence. Les conseillers en gestion de patrimoine ou les caisses de retraite peuvent également guider les retraités dans leurs démarches et leurs choix de placement pour limiter l’impact de ces contributions sur leur budget.

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